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GIRARD

GIRARD -  - GALERIE DUCASTEL
GIRARD -  - GALERIE DUCASTEL
Girard
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Née à Bollène, dans une maison entourée de vignes, de vergers, et de bosquets de chênes, elle a gardé en mémoire ces passages d'une beauté et d'une sérénité absolues. Initiée très tôt à la couleur et à l'observation de la nature par un peintre provençal, elle expose ses œuvres pour la première fois à l'age de onze ans. Sa passion pour le dessin et la peinture ne trouvant aucun encouragement dans l'entourage familial, elle doit renoncer à sa vocation et s ‘éloigner pour un temps de la peinture.

Après une réflexion sur son itinéraire intérieur, s'affirme en elle la volonté de renouer avec sa sensibilité artistique. C'est alors, qu'en 1994 elle reprend ses pinceaux et fréquente l'Ecole Municipale des Beaux Arts d'Avignon. Il faudra cinq ans de travail en atelier pour atteindre la maturité et donner à voir son vécu de peintre ; Elle présente alors ses œuvres lors d'expositions à Avignon, au Musée Louis Vouland et à la Galerie Ducastel, à l'Isle sur la Sorgue, à Chateauneuf du Pape...

Elle poursuit ainsi sa quête d'artiste par un travail permanent marqué par la simplicité et l'authenticité, pour nous faire partager en « instantané » son regard sur la nature et la vis qu'elle saisit dans leurs profondeurs mystérieuses. Christiane Girard déclare avec justesse que « la fonction de l'art n'est pas de reproduire ce que chacun peut voir, mais de rendre visible ce que l'on ne voit pas ».

Les paysages industriels, peuplés d'usines, représentent une réalité volontiers occultée parce qu'elle sous-tend un site matériel, utilitaire, chargé de connotation dépréciatives. Le peintre met à jour cette beauté vénéneuse qu'elle nous révèle dans le surgissement de la cimenterie de Beaucaire, le rougeoiement de l'Usine Aluminium P. de Gardanne ou les fumées des raffineries de Fos-sur-Mer. Ces sujets, très personnels, présentés pour la première fois, ont été initiés il y a trois ans et traduisent les émotions profondes du peintre qui puise dans son histoire intime, hommage secret au père de l'artiste quittant autrefois sa vigne pour le monde industriel.

Dans un registre différent, qu'on pourrait presque dire « divergent », les paysages villeneuvois nous invitent à renouer avec la nature, à retrouver la fraîcheur des fleurs, l'ombre des arbres et dévoilent un Villeneuve particulièrement attachant, poétique, empreint de la sensibilité de l'artiste. Les monument familiers, le Fort Saint André, la Tour Philippe Le Bel, la Collégiale, l'Eglise Sainte Thérèse, les lieux les plus connus, les rues, se parent, dans la lumière de la toile, d'un charme insoupçonné.

L'ensemble est enrichi d'un diaporama géant qui fait surgir Villeneuve des hauteurs de la colline des Mourgues, dans la tradition des grands panneaux paysagers d'autrefois.

Les œuvres de Christiane Girard, à travers la matière, la couleur et la forme, nous renvoient les états d'âme du peintre, nous font entrer dans son monde intérieur, nous délivrant la beauté cachée des choses qu'elle a le privilège de découvrir. C'est bien la peinture qui l'emporte : « Je n'ai pas choisi la peinture, c'est elle qui m'a choisie ; Elle s'est imposée à moi avec une force, une évidence qui ne m'a pas laissé le choix ».